Valeur écologie
Les invités et les
petits-déjeuners
Serge lepeltier - Président de Valeur écologie
SERGE LEPELTIER
Président de Valeur écologie
Ancien Ministre de l’Ecologie
et du Développement Durable

S’il fallait résumer le principal objectif du Gouvernement auquel j’ai eu l’honneur d’appartenir, cela pourrait être ainsi : « Réconcilier Ecologie et Economie ».

En effet, au cours du XIXème siècle et de la plus grande partie du XXème siècle, le développement économique s’est fait contre l’Ecologie. Le développement économique devant se poursuivre ( qui oserait penser que nous accepterions de ne plus nous développer voire de régresser ? Ce serait une vision idéologique qui tomberait dès sa confrontation aux réalités), nous devons faire preuve d’ingéniosité pour concilier ces deux domaines.

 

Accueil

Communiqué

François Grosdidier succède à Serge Lepeltier
à la présidence de Valeur Ecologie.


Mercredi 4 novembre 2009 à l’Assemblée Nationale, François Grosdidier, député-maire de Woippy, a été élu président de Valeur ecologie, le think tank écologiste de la majorité présidentielle, sur proposition du président sortant Serge Lepeltier, ancien ministre de l’Ecologie et du Développement durable, maire de Bourges, qui devient président d’honneur.

Cette nomination précède un plus large renforcement du bureau de l’association qui officialisera prochainement les arrivées de Lionnel Lucas, député des Alpes Maritimes, Yves Nicolin, député de la Loire, Patrice Hernu, président du réseau France Bleue, et Satya Oblette, mannequin et ambassadeur de bonne volonté à l’Unicef.

L’Assemblée Générale de Valeur Ecologie s’est achevée par une conférence sur le thème « L’Homme est bien responsable du réchauffement climatique » devant plus de 300 personnes, animée par le comédien Pascal Légitimus, récemment nommé Ambassadeur de la campagne pour la lutte contre le réchauffement climatique auprès de la Commission européenne, et par Jean-Marc Jancovici, ingénieur et l’un des plus grands spécialistes français du climat.


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Serge LEPELTIER,

Ancien ministre de l’Ecologie et du Développement Durable, Maire de Bourges,

Président de Valeur écologie,

et

François GROSDIDIER,

Député de la Moselle, Maire de Woippy,

Secrétaire général de  Valeur écologie,

 

ont le plaisir de vous convier à une conférence sur le thème : 

« Oui, l’Homme est bien responsable du réchauffement climatique »

avec

Pascal LEGITIMUS,

Comédien, ambassadeur de la campagne pour la lutte contre les changements climatiques auprès de la Commission européenne,

et

Jean-Marc JANCOVICI,

Polytechnicien, ingénieur, spécialiste de l'énergie et du climat,

 

Mercredi 4 novembre 2009

de 19 h à 21h

Assemblée Nationale

Salle COLBERT

126, rue de l’Université 75007 Paris

 

Contacts:

 

Olivier DECARD, olivier.decard@free.fr, 06.62.06.14.49

Jean-Philippe ZAPPA, jpzappa@gmail.com, 06.23.79.40.37

Réservation obligatoire pour accéder à l'Assemblée (pièce d'identité nécessaire)

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Par François GROSDIDIER
Député de la Moselle et Secrétaire général de l'association Valeur écologie,
pôle écologiste de la majorité présidentielle



Paris, le 15/09/2009


Devant les Députés UMP invités ce midi à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a balayé les états d'âmes sur la taxe carbone. Dans un vibrant plaidoyer, il a situé l'enjeu historique et clarifié les débats : changer les comportements et non redistribuer ni financer l'Etat. Neutralité fiscale et sociale donc.
Le Président de la République a surtout levé les objections économiques, rappelant le système de quota touchant déjà l'industrie, le bénéfice de la réforme de la taxe professionnelle et celui de la relocalisation des activités, et enfin la perspective de la taxe aux frontières dont la taxe interne est le préalable indispensable.
Le Chef de l'Etat a excellé en pédagogie sur une question où d'autres ont brillé par la démagogie.

Par François GROSDIDIER

 

Secrétaire général de Valeur Ecologie

Le pôle écologiste de la Majorité présidentielle

 

Député de la Moselle

 

 

 

Oui à la taxe carbone

 

 

Le Président de la République vient de rendre publique une décision politique dans le sens le plus noble du terme.

 

Une décision historique car elle est à la hauteur de l’enjeu environnemental auquel est confrontée la Planète. S’engageant dans cette voie, la France peut ainsi montrer l’exemple dans le but de créer un effet d’entraînement en Europe et sur les autres continents.

 

Une décision courageuse car il fallait de l’audace dans ce contexte de crise économique et de surenchère démagogique entendue beaucoup à gauche et même un peu à droite.

 

Une décision responsable et sociale car la progressivité du dispositif et ses modalités de compensation permettent d’engager le combat contre les gaz à effet de serre sans déstabiliser l’économie et sans créer d’injustice sociale.

 

Valeur Ecologie, le pôle écologiste de la Majorité, soutient pleinement la décision historique prise par le président de la République, gage d’efficacité et de prise de conscience de l’enjeu environnemental, vital pour les générations qui vont nous succéder.

 

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La nouvelle structuration de Valeur écologie (juin 2008)






Délégations régionales et départementales

provisoires



Alpes Maritimes

Lionnel Luca, Député des Alpes Maritimes, délégué départemental.



Bourgogne

Guillaume Hervieux, délégué régional.



Ile de France

Linda Asmani, Conseillère de Paris, déléguée régionale.



Lorraine

Marie Louise Kuntz, conseillère régionale, déléguée régionale,



Moselle :

Julien Freyburger, conseiller municipal de Maizières les Metz, délégué départemental.



Nord Pas de Calais :

Christian Decocq, ancien Député, conseiller communautaire de Lille, délégué régional,

 


Nord :
 

Jacques Vernier, Maire de Douais, Conseiller régional Nord Pas de Calais, ancien Député du Nord, ancien Député européen, délégué départemental,



Rhône Alpes :

Yves Nicolin, Député de la Loire, délégué régional,



Ain : 

Étienne Blanc, Député de l'Ain, Maire de Divonne les Bains, délégué départemental,



Isère:

Jacques Remiller, Député de l'Isère, délégué départemental,



Loire:

Gäel Perdriaux, conseiller municipal de Saint Etienne, délégué départemental,



Rhône :

Bernard Perrut, Député du Rhône, Maire de Villefranche sur Saône, délégué départemental,



Savoie:

Dominique Dord, Député de la Savoie, Maire d'Aix les Bains, délégué départemental,



Pays de la Loire

Romain Thomas, conseiller municipal d'Angers, délégué régional.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réconcilier Ecologie et Economie

Même si beaucoup d’efforts ont été faits jusqu’à présent, en particulier dans l’industrie, le résultat est loin d’être satisfaisant. En effet, si le monde entier vivait selon le train de vie que nous connaissons en France, nous aurions besoin pour assurer le renouvellement de nos ressources énergétiques et naturelles de 3 planètes. La formidable croissance que connaît la Chine et, surtout, les conséquences de cette croissance nous font toucher du doigt cette nécessité urgente d’un développement durable.

1/ Réconcilier Ecologie et Economie

L'objectif central pour aujourd'hui et demain est bien de réconcilier Ecologie et Economie.

Au cours du XIXème siècle et la plus grande partie du XXème, le développement économique s'est fait contre l'écologie.

A la fin du XXème siècle (les trente dernières années), on a commencé à faire de l'écologie, mais souvent contre l'économie.

Il nous faut maintenant faire de l'économie avec l'écologie et pourquoi pour l'écologie. Ceci doit se faire dans le cadre des règles d'une économie ouverte.

*D'abord parce qu'il n'y a pas d'autre perspective aujourd'hui (qui peut envisager de revenir à une économie fermée?);
*Ensuite et surtout parce que c'est le plus efficace;
- à la fois en économie (cf développement des pays occidentaux);
- et en écologie (cf situation des anciens pays de l'Est).

On retrouve là, le développement durable.

2/ Aujourd'hui, la Planète ne tourne pas rond

Même si beaucoup d'efforts ont été faits, en particulier dans l'industrie, la Planète ne tourne pas rond.

Si le monde entier vivait comme nous vivions en France, nous aurions besoin pour assurer le renouvellement de nos ressources énergétiques et naturelles de 3 planètes. Nous consommons donc l'équivalent de 2 planètes de trop.

Quels sont les enjeux ?

Deux grands enjeux : l'un global, l'autre de proximité.

L'enjeu global

C'est le changement climatique: d'ici 2050 nous atteindrons un niveau de température que l'on a jamais eu.
Avec le grand défi énergétique que nous avons à relever pour sortir de la société du Tout Pétrole.

L'enjeu de proximité

C'est le lien Santé–Environnement.
Avec toute la question de la qualité de l'eau, de l'utilisation de produits toxiques et polluants.

Dans ces deux grands domaines, beaucoup a été fait en particulier dans l'industrie (Normes).

Mais il faut que nous ayons conscience que beaucoup reste à faire:

*Changement climatique
La question des transports du bâtiment reste majeure.

*Santé–environnement.
L'utilisation de produits chimiques avec des réflexions au niveau européen l'est tout autant.

3/ Comment faire?

Sous–question de cette question:

- Faut-il ne rien faire quand d'autres ne font pas?
- Si l'on fait: comment faire en sorte que cela favorise l'emploi et la croissance?

Il faut dans tous les cas faire:

Je suis l'auteur d'un rapport intitulé "Mondialisation": une chance pour l'environnement ?"

De ce rapport qui a fait l'objet de nombreuses éditions, j'ai tiré 2 conclusions:

*Les délocalisations n'ont pas pour cause les normes environnementales.

Les délocalisations se font sur:

- différences salariales (et normes sociales);
- proximité des marchés.

Avec de plus en plus le constat que les activités les plus polluantes restent dans les pays les plus développés car elles sont des activités à forts besoins capitalistiques.

*Appliquées dans les pays développés, les normes environnementales sont progressivement respectées dans les pays émergeants grâce à l'interconnexion créée par les grandes entreprises internationales (cf. Inde et Chine).

Comment faire?

* Normes qui poussent à une évolution technologique.

Bien maîtriser l'évolution des normes (suffisamment tôt et suffisamment stable dans le temps).

* Incitations par des outils économiques et fiscaux.


Principes:

• A fiscalité constante:
Cela ne doit pas être une recette budgétaire supplémentaire.
Il faut donc inscrire dans ce système économique des outils qui permettent d'inclure dans le coût des produits, le coût de leur impact environnemental.

Objectif: faire en sorte que les produits plus polluants soient plus chers que les produits moins polluants.

Par le biais de la fiscalité écologique, nous pouvons y arriver.

Voir par exemple une modulation de la TVA.


4/ Reste la dernière question : si nous faisions et que les Etats-Unis restent en arrière ?

Ma conviction:

L'Europe est un marché de 450 millions de consommateurs.


Il y a 2 motifs d'espoir:

- pour accéder au Marché (implantation d'entreprises), il y a besoin de respecter des normes;

- le développement de nouvelles technologiques par l'Europe ne peut pas laisser indifférentes les entreprises Américaines.

Un véritable défi des Entreprises Françaises et Européennes.

Développer des technologies innovatrices avec bien sûr quand c'est nécessaire le concours de l'Etat.
Cf. énergies renouvelables: 50 à 60 000 emplois d'ici 2010.
Cf. emplois dans les énergies renouvelables en Allemagne.

En un mot

L'écologie a besoin de vous.


Serge LEPELTIER
Président de l'Association Valeur écologie

 

 

 

 

TRIBUNE

Défi écologique, quel défi démocratique ?

Par Serge LEPELTIER
Ancien Ministre de l’Environnement et du Développement Durable
Président de Valeur Écologie


L’écologie ou plus exactement la question environnementale a fait une incursion notable dans le champ du débat politique. Elle est aujourd’hui présente quoique encore sous- dimensionnée dans le débat présidentiel.

C’est bien mais c’est très insuffisant. La simple signature d’un pacte imposée par le plus médiatique des défenseurs de l’Ecologie ne solde pas l’affaire. Si cet acte public souscrit par la plupart des candidats est un pas dans le bon sens, il ne faudrait pas qu’il exonère la Société du débat indispensable sur les solutions.

L’engagement écologique n’est ni question de bons sentiments ni affaire d’allégeance. C’est d’abord et avant tout une question politique et peut être même la question politique par excellence. Or, en matière de politique, la confrontation des idées, la confrontation des solutions et le cas échéant l’affrontement des options est non seulement naturelle mais d’un intérêt vital.

On discuterait de tout, de la politique économique, sociale, des institutions, de l’éducation, de la sécurité et de l’immigration et l’on serait par miracle tous d’accord sur les hypothèses environnementales ? Fadaise! Qui risque de coûter cher à l’arrivée. Je le dis ici, sans ambages et fort de mon expérience à la fois de militant écologiste et de ministre de l’Ecologie : rien ne se construira sans débat.

L’écologiquement correct consenti à l’approche d’une élection se traduira de manière désastreuse en supplément d’âme vite oublié si l’adhésion indispensable des citoyens n’est pas la résultante d’une saine confrontation des points de vue.

Je plaide donc pour la fin des illusions et des faux semblants.

Au XXI° siècle, le progrès se fera-t-il contre l’environnement, comme aux siècles précédents, ou au contraire, se fera-t-il avec et pourquoi pas, pour l’environnement ? L’enjeu est immense. Toute l’organisation politique, sociale, institutionnelle de notre pays et de nombreux pays occidentaux en sera modifiée. Les débats, les conflits sociaux, les clivages politiques se définiront selon cet axe. Les enjeux géostratégiques également.

Aujourd’hui, la planète ne tourne pas rond. Si le monde entier vivait comme nous vivons en France, nous aurions besoin pour assurer le renouvellement de nos ressources énergétiques et naturelles de 3 planètes. Nous consommons donc l'équivalent de 2 planètes de trop.

D'ici 2050 nous atteindrons un niveau de température que l'Homme n'a jamais connu. C'est le grand défi énergétique que nous avons à relever pour sortir de la société du Tout Pétrole.

La situation est au propre sens du terme critique.

Cela veut dire que nous ne pouvons pas continuer à raisonner et à agir comme nous le faisons sans mettre gravement en cause les équilibres. Ce n’est pas une question pour demain, c’est une question pour aujourd’hui. Les conséquences ne sont pas pour dans un siècle ou deux. L’horizon est immédiat.
Nous sommes dans la crise et donc dans l’urgence.
Ce n’est pas être alarmiste que d’affirmer que si nous ne faisons rien, nous allons au désastre.
Or aujourd’hui, que voit-on ?
Premier constat : Il n’y a plus de débat sur le diagnostic et sur l’urgence à agir. 40 ans après René Dumont, la sensibilisation de la population est faite. Beaucoup y ont contribué dont récemment Nicolas hulot. L’approbation de son pacte écologique est un révélateur de cette prise de conscience, pas encore l’assurance de l’action.

Deuxième constat : En fait il y a très peu d’éléments précis de programme. En tous cas il n’y a pas de programme de nature à répondre à l’enjeu.

Ma conviction est qu’il faut un véritable changement d’échelle dans les mesures à prendre. Or, à ce niveau, le débat n’a pas lieu.

Les partis dits écologistes monopolisent l’attention autour de questions souvent plus politiciennes qu’environnementales. Disons le sans trop de précaution : les Verts ont peu à peu déserté le terrain de l’écologie. Les partis traditionnels sont accusés souvent à juste titre d’être trop éloignés des préoccupations environnementales. Le corps politique traite cette question comme une question alors que c’est LA question.
Il nous faut arrêter de faire semblant et engager de vraies solutions. Nous n’avons pas le droit d’être seulement à la marge compte tenu de l’urgence de la situation.

Il faut donc un débat sur les solutions car il y a de véritables choix à faire. Les uns et les autres, nous n’avons pas les mêmes solutions. Il faut en débattre pour que la population, nos concitoyens, s’approprient ces choix.

Si nous n’avons pas de débat sur les solutions, tout n’est qu’un écran de fumée. Aujourd’hui l’écologie est dans les programmes la cerise sur le gâteau alors qu’elle devrait en être la pâte.

L’opinion publique sensibilisée ne peut se mobiliser que si elle pense qu’il y a des solutions.

Or, on a trop souvent rejeté l’écologie vers l’impossible. Il nous faut donc faire passer l’écologie de l’univers de l’impossible vers l’univers du possible. Pour cela, il nous faut donner des perspectives.

L’objectif central pour aujourd’hui et pour demain est de réconcilier Ecologie et Economie. Ceci doit se faire dans le cadre des règles d’une économie ouverte. Il n’y a en effet pas d’autre perspective aujourd’hui. Qui pourrait envisager de revenir à une économie fermée ? On en connaît suffisamment les redoutables conséquences écologiques avant la chute du mur de Berlin au-delà du rideau de fer.

De même, l’écologie et ses défenseurs doivent se garder des tentations fustigeant le progrès et la science quand il s’agit bien au contraire de les mobiliser au service du projet environnemental.

J’affirme que si le combat écologiste flirte avec l’idée d’un retour nostalgique au passé, il sera perdu. De même s’il apparaît comme c’est trop souvent le cas comme une accumulation de contraintes et une somme d’interdits, il ne sera pas servi avec l’enthousiasme qui s’impose .

L’écologie doit être vécue comme une chance.

L’Europe a représenté l’espoir d’une génération et d’un continent. L’écologie peut et doit devenir le rêve d’une nouvelle génération à l’échelle du monde.

Ici, et maintenant, l’urgence est de remettre à plat le dispositif fiscal français. Aujourd’hui, les produits propres coûtent plus chers que les produits polluants. Or, ils sont taxés de la même façon. Il y a là une absurdité. Sans taxer plus, allons vers une modulation des taxes en fonction de l’impact environnemental des produits. L’équilibre des prix entre produits propres et produits polluants sera rétabli permettant au consommateur de faire son choix librement en direction des produits propres.

Ce peut-être une formidable opportunité pour l’emploi dans notre pays. L’Allemagne a créé 45.000 emplois en développant l’énergie éolienne. En France 60.000 emplois nouveaux auront été créés d’ici 2010 si l’on atteint notre objectif en termes d’énergies renouvelables.

Les partis traditionnels doivent se saisir de ces questions sans en nier les difficultés. Ce doit être l’honneur du politique de ne pas être prisonnier de la dictature du court terme et de travailler à long terme sur des questions touchant à l’avenir de la planète.

Tous les grands acteurs, qu’il s’agisse des entreprises, des organisations non gouvernementales, de la société civile au sens large auront leur part d’action, leur part de responsabilité. Mais pour tracer l’itinéraire, pour définir le sens de l’action, les règles qui régiront nos actes, cette mission relève du politique.

Notre responsabilité politique est de définir des moyens conformes à ce qu’est l’homme et à sa capacité d’adaptation. Ce faisant, nous pourrons participer au rétablissement de valeurs porteuses de sens pour nos sociétés contemporaines.

Dans un monde qui avance à l’échelle planétaire, le global a paradoxalement engendré l’isolement. L’hyperspécialisation des hommes (spécialisation des savoirs, des compétences, des fonctions…) a entrainé la montée de l’individualisme. Et l’individualisme laisse le champ libre au corporatisme fragilisant le socle de notre société. Aujourd’hui, notre société française comme beaucoup de sociétés contemporaines aspire à une réaffirmation de valeurs communes.

Il faut définir les priorités que nous nous donnerons. Lorsque l’intérêt du particulier s’oppose à l’intérêt général, le politique est là pour arbitrer. Aujourd’hui le politique doit gérer et décider selon un schéma inédit dans lequel les aspirations individuelles vont parfois à l’encontre de l’intérêt général planétaire. Nous sommes donc très vite confrontés à la notion de liberté individuelle. C’est donc sur le terrain de la liberté globale à long terme qu’il convient de placer le débat.

En instaurant une morale de l’environnement nous contribuerons à restaurer une confiance salutaire pour notre démocratie moderne. L’élection présidentielle peut être l’occasion de faire de l’Ecologie le nouveau message humaniste de la France.

Ce n’est au fond, comme toujours en politique qu’une question de volonté et de courage.
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Francois grosdidier

FRANCOIS GROSDIDIER Secrétaire général de
Valeur écologie
Député de la Moselle
Maire de Woippy
Président de la fédération
des maires de Moselle

Les menaces qui pèsent sur la santé et l'environnement, le climat et la biodiversité, concernent tous les citoyens et tous les responsables. L'écologie n'est ni de gauche, ni de droite. Les deux plus graves catastrophes écologiques, Tchernobyl et la mer d'Aral, sont le résultat du collectivisme, pas du capitalisme. Cela n'empêche pas les Etats-Unis et et leur modèle d'avoir une responsabilité écrasante dans le réchauffement climatique et l'épuisement des ressources naturelles. Si l'écologie n'appartient pas à la droite, elle répond cependant à des principes de la droite dont je me revendique:

-la notion de responsabilité, individuelle comme collective, identifiée et assumée et, le cas échéant récompensée ou sanctionnée.

-l'idée conservatrice au sens noble, c'est à dire la conscience du devoir de léguer à nos descendants le patrimoine que nous ont légués nos ascendants.

VALEUR ÉCOLOGIE (association Loi 1901) - 25-27 rue de l'Ouest 75014 Paris - contact@valeur-ecologie.fr